LES COUPS DE COEUR DE VYVIE : XAVIER DELARUE, AKA XABABA

Rejoignez nous sur FACEBOOK

Xavier Delarue, aka Xababa… Je l’ai connu à Sablé sur Sarthe, lorsqu’il jouait en N1 : on partageait le même terrain et le même coach. Il en a fait des choses depuis! Revenons sur son parcours… 

Alors tu as commencé le basket à 15 ans, en Seine Saint Denis. Comment es-tu tombé dans ce sport à l’époque? Pourquoi le basket?
J’ai commencé le Basketball par hasard ! Il se trouve qu’à la suite de la séparation de mes parents je me suis retrouvé en Banlieue Parisienne très jeune…. D’abord « footeux » comme la plus part des enfants de mon âge je me suis mis au basketball par loisir parce que tous mes potes pratiquaient ce sport ! Nous vivions la « Génération Streetball » et je suis tombé dedans comme Obélix (rire) ! Nous étions portés par la belle époque des Tournois Reebok, Nike et Giga La Vie ….De loisir c’est devenu une passion, puis un exutoire ! Toute ma rage liée à l’incompréhension de ma vie et mes problèmes personnels passaient dans le Basketball. C’est sûrement ce qui m’a donné la force de combattre le chaos du quotidien. Ce sport était devenu ma nouvelle philosophie de vie pour combattre mes démons, me surpasser et aller le plus loin possible était devenu mon objectif !

2015-09-20 20.22.38

Tu te fais rapidement repérer pour intégrer les formations d’élites jeunes, puis enchaînes les montées avec Niort. Après quelques bonnes années en N1 tu te lances directement en Pro A avec Châlons en Champagne mais finalement c’est en Pro B que tu remporte un titre de Champion de France avec Besançon, après ton passage dans Secret story. Comment tu as vécu ces années sportives? Comment est venue se greffer ta carrière extra sportive?
Après 1 an de pratique du basket,  j’ai signé dans le club de « ES. Stains », en Minime puis en Cadet. J’ai joué, entre autres, avec Jacky Ido « Inglorious Basterds » & « Taxi Brooklyn ». J’ai ensuite été détecté par Franck Legoff (JSF Nanterre) au PSG et j’ai intégré l’effectif  « Cadet France », où l’un de mes coéquipiers n’était autre que Samy Amesiane alias « Le Comte de Bouderbala » ! Bref une aventure basket qui commençait bien …. Après une année à l’ASPTT Paris (Région), je fais la rencontre de Sylvain Froidefond, le coach qui m’a appris les fondamentaux, la rigueur du travail et surtout le dépassement de soi ! J’avais 18 ans quand le Basketball Club de Niort m’accueille. C’était la première fois que je quittais Paris. Avec cette équipe on a enchainé les montées (de la N4 à la N2 en 3 saisons). Une expérience extraordinaire ! Durant ces 3 années je me suis entrainé 2 à 3 fois plus que les autres. Le coach Froidefond venait me chercher tous les jours de lycée pour un entraînement intensif entre 12h et 14h! 1 Pomme et 1 Sandwich rapide dans la voiture puis 1 heure 15 de travail au gymnase. Je lui dois une progression accélérée et surement la suite de ma carrière !
Poussé par ma soif de vouloir atteindre le haut niveau et de voir jusqu’où j’étais capable d’aller, j’ai signé à Sablé/Sarthe (72) en N1 où j’ai joué pour Jacky Lamothe (mon ancien coach aussi!), ancien international Français , puis à Feurs (42) en N1 pour 2 Saisons sous la houlette de Christophe Servajeant. J’ai vécu 3 belles années d’apprentissage au sein de ces deux clubs avant mes débuts « Pro ». La rencontre avec le Coach Michel Veyronnet du SPO Rouen, a véritablement marqué un nouveau tournant dans ma carrière. 2 Saisons complètes, un titre de champions de France N1 et une montée en ProB plus tard, je réussi enfin à signer en Pro A à Chalon en Champagne. Je me dis que toutes ces années de sacrifices sont enfin récompensées … Tu parles, un vrai fiasco. Ma rencontre avec le Coach Joel Delaby a été la pire de ma carrière. Jamais je ne pardonnerai à cet homme d’avoir cassé mon élan. Une question me restera: « Pourquoi te battre pendant des mois pour un joueur pour ne pas le faire jouer ? ». S’en suit, mon arrivée à la JSF Nanterre en ProB, marquée par le doute suite à mon année blanche en ProA, qui se solde par un départ d’un commun accord avec le club et le coach Donnadieu, qui est aujourd’hui la référence dans le basket que l’on connait.
J’enchaîne à Levallois (ProB) et rencontre un coach atypique : Sylvain Lautié. Tous les joueurs passés sous ses ordres vous diront qu’avec ce coach on apprend un autre basket. J’ai vraiment adoré son coaching, j’ai énormément appris avec lui. C’est lui qui m’a rappelé après ma participation à Secret Story. Et il fallait en avoir pour rappeler Xavier Delarue en 2008.  Le club avait dû fermer le forum et des clubs se sont insurgés à l’annonce de ma signature. Secret Story était entré dans la sphère Basketball ! Finalement, avec Simon Darnauzan et Anthony Christophe, pour ne citer qu’eux,  on finit champion de France ProB cette année-là. Une belle revanche sur les mauvaises langues et ceux qui aiment parler mais ne prennent jamais de risque. Sincèrement, je ne remercierai jamais assez Syvain Lautié de m’avoir remis dans le circuit après ma TV Réalité. Je poursuis après avec Quimper (ProB) pendant 1 saison, puis 2 au SCBA Clermont avec l’emblématique Coach Régis Racine (ProB puis N1)  avant d’arriver à mon ultime défi : le Canada. Jouer avec les « Jazz de Montréal » (NBL) a été une consécration pour moi. Grâce à ce contrat, mon agent,  Alexandre Atinkpahoun, m’a donné l’opportunité de découvrir un autre mode de vie, une autre mentalité. Alors en regardant en arrière, je n’ai aucun regret quant à mes choix, et je n’aurai jamais cru que je terminerai ma carrière comme ça. J’en suis très fier.

Jazz Montréal (NBL Canada - 2)

Finalement tu auras alterné  télévision et basket pendant quelques années. Comment es-tu parvenu à mener ces 2 carrières en parallèle?
Il n’est pas facile de prendre des directions différentes dans la vie, encore moins dans le domaine du sport de haut niveau où les sportifs ont une certaine éthique à respecter : il ne faut surtout pas faire de vagues ni sortir des clous. Personnellement, j’ai toujours fait comme bon me semblait pas. J’ai toujours pensé que l’on pouvait faire autre chose en dehors du basket, tout en restant concentré et disponible à 100% pour son club. Clermont (ProB) m’avait autorisé à enregistrer à Paris un mercredi par mois l’émission « Shopping Avenue Matin » sur TF1, qui étaient diffusés les samedis. Imagines toi bien que certains coachs et clubs pensaient que les jours de match je faisais de la TV. Rires !
Ma carrière sportive a toujours été ma priorité. Tous mes coéquipiers pourront en témoigner : je me suis toujours donné à 100% sur le terrain. Peut-être plus encore après Secret Story pour éviter que l’on dise que j’avais changé, ou que je me prenais pour un autre.

Besançon (Champion De France ProB) 2

Qu’est-ce qui est le plus difficile finalement quand on passe d’un terrain de basket à une émission de TV ?  Et à l’inverse,  n’est-ce pas dur de se refaire une place au sein d’une équipe après être devenu une star de la télé réalité et avoir fait la Une des magazines people?
Tu sais, il n’y a pas énormément de différence entre la TV et un terrain de basket. La concurrence et la pression du chiffre sont permanentes dans les 2 cas. Identiquement, cela demande un investissement à 100%. Intéresser et trouver le bon format pour qu’un programme TV puisse se faire, c’est comme trouver le bon club ou la bonne équipe pour être au Top. Heureusement pour moi, je ne suis pas revenu dans un milieu qui ne me connaissait pas. J’avais déjà été champion de France N1 avec Rouen en 2003. J’avais participé à plusieurs « All Star Game » et « Play-Off » ProB avec Rouen ou Levallois. Alors il suffisait de me mettre au travail, comme tout le monde. Au sein d’une équipe celui qui ne se donne pas à fond, qui triche, est très vite démasqué et rappelé à l’ordre pas ses coéquipiers, puis les dirigeants. J’ai toujours respecté mes coéquipiers et mon maillot. Après, les gens devaient sûrement s’interroger sur la cohabitation de mes « 2 carrières », mais personnellement j’ai toujours été serein.

Reporter Tres Special (Star 24) 4

Aujourd’hui tu as ta propre émission sur STAR24 je crois. Qu’est-ce qu’il est important pour toi de partager avec ton public en tant que présentateur? Qu’est-ce qui te plaît dans cette nouvelle aventure?

Oui, aujourd’hui j’ai la chance d’avoir ma propre émission sur Star24 (Chaîne 120 sur Free). Je parcours les événements (Associatifs, concerts ….etc) de manière ludique, je m’amuse avec tous les intervenants (People, acteurs, chanteurs…etc) et permets au public de découvrir tout ce qui ne peut pas être vu. C’est un concept avec lequel je me sens bien.  J’ai voulu  que l’émission me ressemble. Je veux être au plus près de la personne que je suis dans la vie. Déconner et partager des fous rires a toujours fait partie ma vie de sportif, je ne veux que cela s’arrête une fois à la TV, car ça m’a toujours fait avancer. L’adrénaline est constante, devoir livrer une bonne émission me met beaucoup de pression. Je veux que lorsque le public regarde « Reporter Très Spécial » il se marre, qu’il oublie ses soucis l’espace d’un instant et que les intervenants soient à leur aise. Les médias qui passent leur temps à critiquer pour se faire mousser, personnellement ça me rend malade.

Vous êtes toujours très présents avec Tatiana Laurens sur les réseaux sociaux. Vous avez participé à pas mal de show TV et semblez développer beaucoup de projets artistiques  (photo, mode…). C’est une envie commune de « toucher à tout » ou des opportunités que vous avez saisies?
Tatiana Laurens et moi, on veut vivre nos envies à fond. Nous sommes des « aventuriers des médias ». Rires ! On aime prendre des risques. On ne partage pas totalement nos activités. Elle a aussi sa propre émission sur Star24 « Tatiana-Laurence Delarue Vous Donne La Parole ». Mais il est vrai qu’on se retrouve parfois dans des projets communs. Dernièrement un célèbre photographe, Jean-Luc Michon, nous a demandé de poser pour lui autour du thème « la sensualité » par exemple. En fait, l’envie d’aller le plus loin possible est un défi qui nous rapproche tous les jours !

Tatiana-Laurence Delarue & Xavier Delarue pour Jean-Luc Michon (1)

@Jean-Luc Michon

Les sportifs de hauts niveaux sont des personnes exposées, qui doivent composés avec fans, groupies et journalistes. Mais avec ce statut de personnalité de la télé tu dois affronter pire non? Quelle différence tu vois entre ton public issu du monde sportif et ceux du monde people?
Haaaa !!!! Les critiques sont intransigeants et sans pitiés dans tous les métiers d’arts! Journalistes ou autres, car aujourd’hui les réseaux sociaux  permettent à tout le monde de donner son avis sur tout. Cela fait partie « du jeu », on se met en danger à chaque projet. Mais je crois que c’est en cela que je suis différent, la critique me pousse à travailler encore plus et me rend plus fort !

Alors je t’ai croisé l’été dernier à Carpentiers lors des qualifications du Quai54, tu gardes toujours un pied dans le basket! Tu me confiais ne pas pouvoir utiliser ton passif de basketteur suffisamment dans tes projets actuels. La balle orange te manque? Quels événements ou projets basket suis-tu aujourd’hui?
C’est vrai que je suis bien loin des terrains de basket maintenant. Mon émission actuelle ne tourne pas autour du sport, cependant je peux couvrir des événements sportifs. Bien entendu, en fidèle supporter et éternel passionné,  j’ai suivi l’Eurobasket 2015 et notre Équipe de France.

2015-09-20 20.17.50

Chacun son opinion sur la télé réalité. Jaloux, rageux, moqueurs, tu as du tout rencontré… Mais l’international gyspy que je suis est surtout (trop) envieuse : tu as beaucoup voyagé ! Et dans quelles conditions, rires! Finalement passer à la TV offre de jolies contreparties, non? Le deal a été facile à accepter dès le début ou tu avais des hésitations à t’exposer ainsi? Est-ce qu’on parvient à garder une partie de son intimité malgré tout ?
Rires ! Doucement, je n’ai pas temps voyagé que ça ! Je n’ai pas écumé toutes les saisons de la TV Réalité non plus ! Rires! En 2007, Secret Story m’a fait découvrir : un parking de la Plaine Seine St Denis ! Rires ! C’était notre lieu de tournage. Le genre d’endroit que je fuyais à mon adolescence ! Rires ! Après, c’est vrai que j’ai pu découvrir la Polynésie Française, plus précisément Tahiti, les Iles Marquises et Bora Bora en tournant l’ile des vérités 4 pour NRJ12.
Mais, j’ai surtout découvert la France à travers ma carrière sportive : le Poitou Charente, la Sarthe, la Bretagne, l’Auvergne …. Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas fait ma reconversion dans un Office de Tourisme… Rires ! Finalement, la TV m’a indirectement offert une voie de reconversion : l’animation. J’ai décidé de participer à Secret Story sur un coup de tête, sans réellement penser aux conséquences que cela aura sur ma carrière. Je voulais juste me taper un délire. Après on se rend vite compte par la suite qu’il est moins évident de rester « discrets ». On veut tout savoir sur vous et sur votre couple après ça. Alors oui, Tatiana Laurens et moi, faisons en sorte de communiquer sur nos projets et pas sur notre vie privée. On ne veut pas jouer le jeu de la paparazzade à 100 balles et un Mars ! Rires !

SECRET STORY

Je me pose une dernière question, ces émissions TV, est-ce vraiment « la réalité »? Quand tu les regardes à posteriori, tu estimes que cela reflète la réalité de qui tu es et de tes valeurs? Tu n’as jamais eu de regrets ou le sentiment de perdre ton identité?
Je suis contraint au secret professionnel… Rires!!!!
Je vais à mon tour te poser une question : penses-tu vraiment que les productions dépensent de l’argent pour que l’on te filme entrain de bronzer sur un  transat ? (Moi : j’aimerai bien, je postulerai direct ! Mais j’imagine bien que non…)
Voilà, tu as ta réponse ! Rires !
Entre nous, je suis surtout surpris que certains candidats puissent ressortir encore plus abrutis qu’ils ne l’étaient avant d’arriver sur les lieux de tournage… Rires ! Si tu penses que beaucoup jouent un rôle à la TV, détrompes toi ! Rires ! Il y a un vrai manque de « cerveaux » dans certains cas…
Personnellement,  je ne prends rien à cœur pendant un tournage. Ma réalité dans la vie est tout autre. Pendant le tournage, on sait ce que l’on a à faire (orienté ou pas), et on le fait. Si t’es bon tu restes, si t’es bidons tu sors, c’est aussi simple que ça. Comme dans une équipe de Basket en fait ! Rires ! Après il y n’y a pas de limites dans la TV Réalité : l’image est plus forte que la raison ou les valeurs. Les règles ne sont pas forcément définies, c’est toi et ton image,  à toi de savoir comment tu veux le vivre…. 

@Jean-Luc Michon

@Jean-Luc Michon

Un dernier mot pour nos lecteurs? Que voudrais-tu qu’ils retiennent de cet entretien?
Je suis content d’avoir partagé un peu de mon expérience et de ma vie (dans les grandes lignes) avec les lecteurs de Les-Confessions.com ! A la fin d’une carrière on ne peut que faire son bilan. J’ai commencé le Basket sans prétention et j’ai réussi à réaliser mon rêve de gamin. J’ai pris beaucoup de risques et je me suis vraiment battu pour me construire une carrière pro. D’où je partais, ce n’était pas gagné !  Je souhaite vraiment la même chose à tous les passionnés de ce sport. Et n’oubliez pas que seuls ceux qui ne font rien ne se plantent jamais ! Alors, essayez, foncez ! #Xababa

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.




%d blogueurs aiment cette page :