LES COUPS DE COEUR DE VYVIE: JP BATISTA VF

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Il y a encore peu de temps ma vie était faite de soleil, de samba et de cachaça, suivant mes cours entre deux voyages en bords de mer…

J’ai commencé à partager mes Coups de Cœur depuis le Brésil, « dur labeur »!! Mon grand retour en France s’est fait Sarthe, un week end de match JSF Nanterre/ Le Mans Sarthe Basket. Des plages d’Ipanema à Antarès,  je vous laisse imaginer le choc! Dur retour à la réalité…   J’ai grandi près du Mans, et ai vécu une autre vie au Brésil.
Joao Paulo Batista lui a fait le chemin inverse. Et moi, ça m’interpelle…
Le basket fait voyager. Les sportifs nous font rêver.  Ils ont souvent tout quitté pour réaliser leur rêve, et s’adapter à l’inconnu n’est jamais facile. Mais lorsque vous êtes animé par la passion, finalement le monde est votre maison. 

UN BRÉSILIEN AU MANS, UN MANCEAU DU BRESIL : JP BATISTA

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« L’objectif était de jouer, peu importe où » 
JP BATISTA – MSB  

Oi João Paulo! Tudo bem?
Oi, tudo ótimo.

image (8)Dis- moi, comment te présenterais-tu aux gens qui ne te connaissent pas ?
Je suis un homme simple, qui travaille dur, vit son rêve : jouer au basket. Je cherche constamment à donner le meilleur de moi-même, dans tous les domaines, en tant que père, mari et athlète.

Tu es né à Olina, près de Recife, donc tu es habitué à la vie en front de mer. J’ai eu la chance de vivre quelques mois au Brésil, et j’ai grandi près du Mans… tu es d’accord avec moi, ce sont des endroits quelque peu « différents » ? Rires. Comment t’es-tu adapté à ce changement ?
Rires! “Quelque peu” différent, c’est peu de le dire! C’est très différent. Le temps, la culture, la façon de vivre, etc… M’adapter n’a jamais été un problème pour moi. Je suis parti du Brésil quand j’avais 17 ans pour réaliser mon rêve, j’ai dû m’adapter à beaucoup de cultures différentes avant même mon arrivée en France. J’aime vraiment tout en France, donc m’adapter à la vie française a été facile. Mes deux filles dont nées au Mans, donc toute la famille vie à la française.

Quelle a été la chose la plus difficile à gérer en France venant du Brésil ?
Il n’y a rien de très compliqué à vivre en France. Apprendre la langue aura été le plus dur. Il est éprouvant aussi d’être éloigné de ses proches restés au Brésil. Les vacances et la nourriture du pays me manquent aussi. Mais j’ai ma femme et mes filles avec moi ici, donc je le vis bien.

Copa Genaro "Tuto" Marchand - 2013Fotos: Samuel Vélez / FIBA AméricasLe brésil est le pays du football, comment ton avis de jouer au basket a été perçue au pays?
Ayant grandi au brésil, j’adorais jouer au foot quand j’étais gamin. J’y jouais tous les jours dans la rue avec mes amis. Mais juste pour le fun. Quand j’avais 10 ans, mon frère aîné a commencé le basket. C’est lui qui m’a fait initié à ce jeu. Après ça, je ne me suis plus arrêté. À la maison, mes parents l’ont bien accepté, aucun problème.

Tu as quitté le Brésil pour étudier aux Etats Unis. Quels souvenirs gardes-tu de ton expérience américaine? Tu n’aurais pas aimé rester y vivre?
En fait j’ai eu une bourse pour jouer au basket, donc j’ai eu l’opportunité de jouer et d’étudier aux USA. Je garde beaucoup de souvenirs de cette période. Beaucoup de mes meilleurs amis d’aujourd’hui, je les ai rencontrés durant mes 4 années là-bas. Même l’amour de ma vie, celle qui est ma femme aujourd’hui. J’y ai passé mon diplôme, et ai réalisé beaucoup d’autres choses aux Etats Unis. Peut-être qu’un jour, lorsque j’arrêterai le basket, je retournerai m’installer la bas. Mais depuis le début, l’objectif était de jouer après l’université, peu importe où.

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Finalement, pourquoi tu ne t’es pas installé là-bas?
Simplement parce qu’après mes études j’ai reçu de très bonnes offres pour jouer professionnel en Europe. Donc voilà, je suis venu et je suis resté.

imageAu brésil, la famille occupe une grande place. Cela doit être dur d’être éloigné de sa famille ainsi ? Tu rentres souvent à la maison ?
C’est très dur, mais je m’y suis habitué. Une saison de basket c’est très long et très prenant, donc ça me permets de ne pas trop y penser. On a l’occasion de rentrer pendant l’intersaison seulement, en Juin et Juillet.

Et en France, tu as trouvé quelques compatriotes pour organiser des churrasco (viande au barbecue) le dimanche? Si oui, je veux être invitée! Rires!
Haha, oui on a rencontré quelques brésiliens mes premières années ici. On s’est fait quelques diners ensemble, mais tu sais on est tous très occupé, donc on perd un peu le contact. Mais non, pas de churrasco ! T’as pas idée comme ça me désole car c’est vraiment ce que j’aime le plus….  

En parlant de nourriture… Le Mans et le Brésil ont finalement un point commun : leurs spécialités culinaires sont majoritairement des préparations à base de porc ! Rires. Rillettes, pâtés, etc, contiennent autant de morceaux de porc qu’une Feijoada (plat brésilien qui contient au moins 6 morceaux de porcs différents)! Mais d’ailleurs il doit y avoir d’autres spécialités dans ta région au Nord !? Quelles sont les spécialités dans la région de Recife ?
C’est vrai qu’une Feijoada ça se prépare avec beaucoup de morceaux de porc, mais tu peux aussi la preparer plus simplement : avec du bacon et des saucisses seulement. Les Rillettes et les pâtés, ce n’est pas trop mon truc. Il y a beaucoup de spécialités dans le Nord mais mon favori c’est le « Tapioca ». Ça ressemble aux crêpes d’ici, tu peux les manger natures, mais tu peux aussi vraiment ajouter tout ce que tu veux avec : noix de coco, confiture, chocolat, fromage, jambon, etc….
(Et je peux témoigner, je suis devenue accro au Tapioca coco…)

image (9)Finalement qu’est ce qui te manque le plus du Brésil ?
Ma famille, les churrasco, l’eau de coco, les œufs de Pâques brésiliens, et bien sûr et surtout: ce soleil qui te réchauffe voir te brûle !

Quelle est la chose que tu aimes le plus en France ?
J’aime la culture, la diversité de la population. La qualité de vie ici est vraiment l’une des meilleures au monde.  

Des choses que tu n’aimes pas peut-être ?
Ha! Il n’y a pas un seul restaurant brésilien au Mans, et définitivement pas assez de churrascarias en France

Je me souviens avoir été très surprise de rencontre si peu de personnes parlant autre chose que Portugais quand je suis arrivée à Sao Paulo. Avec l’expérience que tu as, tu trouves que les américains et les français s’en sortent mieux avec les langues étrangères?
Comme tu le sais, le Brésil est un vaste pays où la majorité de la population n’a pas accès à une éducation décente. Donc très peu de gens parlent une deuxième langue. Je pense en effet que les américains et les français ont plus de pré dispositions à apprendre une langue étrangère, simplement parce que le système éducatif y est vraiment meilleur.  

Vu de l’extérieur, le Brésil reste un pays qui fait rêver : les plages de sable blanc, les paysages colorés, le charme de la population… Pourtant, en y regardant de plus près, la réalité est tout autre : violence et pauvreté y sont encore omni présents. Que voudrais tu que les gens retiennent de ton pays ?
Le brésil est un pays magnifique, peuplé de gens bien. Mais c’est vrai, malheureusement il y a aussi la violence et la pauvreté. C’est une réalité qui fait de l’ombre à la beauté du pays. Mais tu sais, la violence est présente partout ailleurs. Il y a beaucoup de gens honnêtes et aux grands cœurs au Brésil. On y rencontre aussi beaucoup de gens biens, n’ayant que de bonnes intentions. Des gens qui rêvent, qu’un jour, le pays changera pour le meilleur. J’en fais partie.

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Você tem alguma coisa que quer falar com as pessoas do público? (Il y a une dernière chose que tu aimerais dire aux lecteurs ?)
Je veux juste remercier tous ces gens qui m’ont toujours soutenu, et ce depuis mon arrivée dans ce merveilleux pays. Merci beaucoup !!!

Obrigada vôcé JP!

Suivez l’actualité de JP Batista et du MSB sur le site : http://www.msb.fr/

 

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