LES COUPS DE COEUR DE VYVIE : JEREMIAH WOOD – VF

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Certains athlètes ne peuvent pas passer inaperçus, certaines personnes sont difficiles à oublier. Ceux qui ont rencontré Jeremiah Wood, sur ou hors d’un terrain de basket, seront d’accord pour dire qu’il est clairement un de ces hommes.

wood profile

Mister triple/double, MVP, the real deal, the beast, « Wood baby », on t’a donné beaucoup de surnoms! Rires. Lequel préfères-tu? Si certains sont explicites, d’autre-tel que “Wood baby” un peu moins… d’où vient-il celui-ci? Et « the real deal », ça à quelle signification pour toi ?
C’est vrai que l’on me donne souvent des surnoms différents. Chacun d’entre eux à sa propre origine que ce soit sur ou hors du terrain. « Wood baby » est devenu un classique. Dick Vitale, un commentateur de la chaîne ESPN, m’avait appelé ainsi lors d’un match universitaire qui était retransmit à la télé, et depuis c’est resté.  « The real deal » traduit le fait que je préfère l’action aux grands discours. Il est important selon moi de se fixer des standards, de suivre ses propres règles. De s’accepter tel que l’on est vraiment, et d’avancer sans chercher à ressembler à quelqu’un d’autre. Quel que soit l’endroit où je joue, je je le donne à fond.

Lorsque j’ai interviewé Rémi Valin il me disait que Drake Reed et toi étaient “de vrais bêtes de compétition qui ont tiré l’ALM vers le haut ». encore aujourd’hui les fans parlent de toi et auraient espérés que tu reviennes, tu as vraiment marqué l’histoire du club ! toi, comment tu résumerais tes 2 années en France ? Pourquoi as-tu finalement décidé de ne pas rester ?
Jouer avec l’ALM a été une excellente expérience pour moi. C’est toujours génial de participer à une aussi belle aventure. On a beaucoup travaillé avec l’équipe et les coachs, et ça a payé car on a beaucoup progressé avec le temps. Les fans de l’ALM ont été formidables, loyaux et passionnés. Ils nous soutenaient même lors des matchs extérieurs. Sincèrement je leur suis tous hyper reconnaissant, j’ai vraiment apprécié mes 2 saisons à Evreux. Mais après ces 2 années en Pro B et avoir été récompensé du titre de MVP Pro P, j’ai voulu me fixer de nouveaux challenges. A rester dans sa zone du confort, on prend le risque de ne plus évoluer, surtout sur le plan personnel. Essayer d’évoluer dans une ligue supérieure était logiquement l’étape suivante.

wood alm game

« Quand tu fais de ta passion ton travail, tu ne travailles pas vraiment ». Je me souviens qu’un média français avait détourné ton statut Facebook «  i dont have a job », pour avancer que tu étais hors circuit. Ça semble difficile parfois d’être compris en tant que sportif professionnel, non ? N’est-ce pas frustrant par moment d’avoir à se justifier ainsi ?
Quand tu évolues sous les yeux du public, tu ne peux pas empêcher les gens de critiquer ou d’exprimer leurs propres opinions. Alors oui, je me suis senti incompris quelques fois, mais jamais au point d’avoir à me jusitifer. Les gens qui me connaissent me comprennent, et lorsque je poste des choses sur les réseaux sociaux c’est surtout pour rester en contact avec ces personnes qui me connaissent personnellement. Ce statut « je suis sans travail » ce journaliste français l’a traduit littéralement, faisant croire que je me déclarais sans emploi. Alors qu’en fait, j’exprime juste ma chance de faire une carrière pro dans le basket, ma passion. J’ai vraiment cette impression « de ne pas travailler », car comme on dit « si tu aimes ce que fais, tu n’auras jamais vraiment l’impression de travailler ». Personnellement je me sens juste chanceux de pouvoir dire que cela est mon cas.


Tu t’es mis au vert quelque temps en 2014, pour faire face à « l’homme face au miroir », et « avancer dans l’ombre, où les vraies personnes se cachent ». Qu’est ce t’a apporté cette période d’introspection ?
Il y a un temps pour tout, et pour moi c’était celui d’évoluer. Je me suis coupé des réseaux sociaux pour me recentrer, pour ne pas perdre le sens des priorités. On peut vite être dépassé par toutes les informations que les gens partagent, et ressentir le besoin constant d’informer le monde de nos moindres faits et gestes. J’ai donc pris du recul pour me concentrer sur mon basket et parfaire mon éducation.

wood graduate

En cette année 2014, tu avais donc repris les cours à l’université d’Akron, Ohio. Comment as-tu vécu ce retour sur les bancs de l’école tardif, après toutes ces années à voyager ? Personnellement, j’ai vécu mon apprentissage différent après cela, comment as-tu vécu cette expérience ?
Voyager et vivre dans des pays différents change considérablement la perception que tu as des choses c’est clair. Je dirai que mon retour à l’université s’est fait avec  un état d’esprit plus libéré, je me suis senti plus mature, plus expérimenté. Il a été plus facile pour moi de me focaliser sur mes études, car mon ambition était claire. J’ai toujours veillé à optimiser mon temps et mon énergie pour être le plus efficace possible sur le terrain. J’ai juste fait de même sur les bancs de l’école. Au final j’ai obtenu une Licence Universitaire au lieu d’un trophée de basket à la fin cette année-là.

Depuis tu es de retour sur les parquets. Tu joues en Argentine pour la seconde année, où tu exploses les stats et collectionnes de nouveaux les Triple/Double, titres de MVP, et victoires avec ton équipe. Rien ne semble pouvoir t’arrêter ! Quels sont tes projets à court termes ?
Merci! Pour le moment je prévois juste de poursuivre mon ascension en tant que basketteur professionnel.

wood mvp

La réussite semble être une affaire de famille, ton jeune frère Ryan D. Martin a entamé une belle carrière de boxeur (12-0, 7 par K.O en 2015, le rappeur 50 cents est même devenu son sponsor cette année-là), après des années que lui-même qualifie de « très difficiles ». Je me souviens que tu avais écrit à cette occasion « We don’t show up, we stand up and show-out »(on ne se montre pas, on se lève et on démontre). Vous êtes tous les deux la preuve vivante que tout est possible à force de travail et de passion. D’où vous vient cette force ? quelles personnes vous ont inspirés, vous ont guidés dans votre apprentissage?
Je suis extrêmement fier de ce que réalise Ryan dans la boxe. C’est vrai que cela n’a pas été évident au début, mais il a beaucoup bossé et maintenant ses efforts paient. Personnellement, mes mentors ont été mes différents coachs. Tout d’abord, au lycée : ce que j’ai appris avec le Coach Carter, de Central Hower, m’a permis de décrocher une bourse pour l’université. Je l’ai sollicité car j’étais déterminé à obtenir une bourse et il m’a aidé à intégrer l’Université d’Akron (où Wood a fait ses classes avec un certain Lebron James). Je lui dois beaucoup ! Avec le Coach Danbrock de l’université d’Akron on a poursuivi le travail initié avec Coach Carter. Il m’a aidé à être prêt à affronter le monde du basket professionnel. Me mesurer à Lebron James m’a clairement permis d’évoluer, car on ne peut que travailler très dur pour se mesurer à un tel joueur !  Ma principale source d’inspiration a été Michael Jordan. J’avais 3 de ses vidéos, que je regardais en boucle. Elles ont constitué les éléments de base de mes entraînements.

wood akron
Si je me souviens bien, tu aimes également jouer aux échecs. Dans le film « Fresh » ou la série TV « The Wire », beaucoup d’analogies sont faites entre les échecs et la vie. Toi, qu’as-tu appris de ce jeu ?
Que chaque mouvement est important. Chaque étape, chaque choix, influence ton futur. J’ai cessé les compétitions, mais je n’ai jamais arrêté de jouer aux échecs. Pour ceux qui ne connaissent pas les règles : l’objectif est de prendre le Roi de l’autre joueur, et non de ravir toutes les pièces de son jeu. Ce qui veut dire que tu dois t’assurer que chacun de tes choix va contribuer à accomplir ton objectif, sans jamais perdre de vue ton but ultime.

Qu’aimerais-tu faire après le basket?
Mon rêve serait d’être « conférencier-motivateur ». J’adore aider les gens à réaliser leurs rêves et leur permettre d’être heureux.

wood books

Pour finir, à toi de me dire : à quelle question aurais-tu aimé répondre, mais qui ne t’a jamais été posée ? Et tu y répondrais quoi ?
J’aurai aimé que l’on me demande “qu’est ce qui te rend différent des autres? Et j’y répondrai : mon incroyable, remarquable, outrageuse envie, et besoin, de m’améliorer et de travailler plus dur chaque jour.

 

 

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