LES COUP DE COEUR DE VYVIE : FRANCK LE GOFF 1/2

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Et non, je n’ai pas échappé à la vague verte… Sachez-le, le petit Poucet devenu Géants vert, c’est une histoire de travail, une affaire de famille.  Détecter, former, accompagner, faire progresser les grands sportifs c’est un métier, un talent. A Nanterre, c’est une vocation. Pour lui, c’est une passion.   

Rencontre avec mon Coup de Cœur Nanterrien : Franck Legoffavatar legoff franckBASKET EUROLEAGUE NANTERREBASKET EUROLEAGUE NANTERRE

« La formation c’est ma petite flamme. Accompagner un jeune et le voir se réaliser, c’est l’une de mes plus belles réussites » – Franck Le Goff

Dis moi Franck, c’est quoi la vie d’un assistant coach en général?  Ta fonction principale ton rôle dans l’équipe?
En fait c’est 2 métiers en 1. La première partie concerne la relation que j’ai avec le coach, et l’autre celle que j’ai avec les joueurs. Avec le coach c’est la préparation des matchs, le planning pour le travail individuel avec les joueurs, la préparation de l’équipe sur la défense et l’attaque. La partie sur laquelle on échange le plus nos idées. Pascal a réparti les tâches : je suis chargé de la défense et lui de l’attaque.

Après, il fait aussi de la défense et moi de l’attaque, on peut intervenir dans chaque secteur. Mais globalement on a scindé les choses en 2. Après, je fais aussi du scooting vidéo sur les adversaires : décortiquer tout ce que l’autre équipe fait. Je regarde 3 matchs des équipes que l’on va rencontrer pour indiquer à Pascal quelles sont leurs philosophies offensive et défensive.

On travaille en concertation pour mettre en place des actions spécifiques en fonction des points faibles et points forts remarqués. Cela nous permet de planifier avec Vincent, le préparateur physique, les points athlétiques, tactiques et techniques, à travailler pour la semaine à venir.

Ça c’est le travail pour les entraînements, après y a le travail pendant les matchs. Là j’ai plus un rôle d’analyse. Pendant les matchs, Pascal est dans le moment présent, donc il attend de moi une certaine prise de recul. Mon travail est alors de lui suggérer d’éventuelles ré-adaptations de nos stratégies d’attaque/ de défense, en fonction de ce que mettent en place nos adversaires.

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Après, bien entendu, il prend la décision finale. Mon deuxième travail est plus centré sur les joueurs avec qui je fais beaucoup de travail individuel. Mon objectif est de faire progresser chaque joueur dans son approche technique et mentale du match. On fait un gros travail par poste, on bosse sur les fondamentaux offensifs et défensifs.

On visualise ensemble les vidéos des derniers matchs pour confronter le joueur à ses réalisations, ses performances. On fait aussi une analyse approfondie de la mécanique de tir. C’est un travail que l’on fait avec Mouhammadou Jaiteh par exemple, on regarde son shoot sous tous les angles pour trouver la gestuelle adaptée à son gabarit, ou avec Jérémy Nzeulie, sur sa conduite de balle et son tir à mi-distance.

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Et la vie de « l’assistant coach de la JSF Nanterre« ? L’équipe qui a fait vibrer Paris, la France et trembler l’Europe?

teamEn fait, le rôle d’assistant coach au sein d’une équipe dépend beaucoup de l’entraîneur et de son envie de partager les responsabilités avec toi. C’est une question de confiance, de partage et surtout de loyauté! Après une saison difficile en 2009, Jean Donnadieu m’a dit : « Franck, tu es vraiment quelqu’un de loyal ».

Ça reste le plus beau compliment qu’on m’ait fait. Etre loyal est la principale qualité à avoir pour moi quand on est assistant coach. Pascal à l’habitude de dire qu’à Nanterre il y a 2 coachs. Rires !  Il sait que j’ai pas mal d’expériences (Coach en Pro B à Rueil et St Etienne, assistant coach Pro A à PSG Basket), donc il s’appuie beaucoup sur moi. Il me fait confiance, et c’est un honneur !

 Mes précédentes expériences et ma relation privilégiée avec Pascal, me permettent de travailler plus en profondeur avec chaque joueur à la JSF. Nos joueurs sont jeunes, on consacre beaucoup de temps à leur formation.

La différence de Nanterre est là justement : la formation. La JSF mise beaucoup sur la détection de potentiels et leur formation. Et moi c’est ce qui me plait ! Participer à la formation de joueurs comme Edwin Jackson, Evan Fournier, Adrien Moerman, Loic Akono, Jérémy Nzeulie, Mouhamadou Jaiteh, c’est un privilège !

 Certains joueurs te font vraiment progresser, car ils t’en demandent toujours plus. Ce temps que l’on prend avec eux en travail  individuel c’est un enrichissement réciproque au final, car c’est une chance pour nous de les aider dans leur progression. Travailler avec les meilleurs joueurs français de leur génération, c’est extraordinaire. Avoir participé à leur formation c’est super enrichissant. Et tout ça c’est à Nanterre !

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En même temps tu es un habitué, tu as d’autres belles histoires à raconter dans le genre « Starting from the bottom, now we here« . Que gardes-tu de tes épisodes Liban et de ta découverte du basket féminin a Sceaux en 2003?
Le Liban ça a été une  expérience extrêmement enrichissante. Une culture très différente de celle que je connaissais.  Idem avec le basket féminin. Ce genre d’expérience te force à t’adapter à l’inconnu. Ça demande une certaine remise en question.

Tu passes par un premier temps d’observation. Il te faut bien les comprendre pour amener les gens à te suivre. Au Liban le rythme de travail était beaucoup moins intense, c’est plus cool qu’en France. Mon objectif était d’apporter plus de rigueur, de créer une envie de se dépasser.

C’est un pays extraordinaire, mais c’est une bombe à retardement, tu le sens. La gentillesse et la générosité des gens la bas… Ils ont peu mais te donneraient tout. Ils profitent de la vie au jour le jour. Une belle leçon de vie. Entraîner des filles après c’est une psychologie complètement différente.

Le jeu en lui-même est très intéressant, et elles sont beaucoup plus disciplinées. C’est bon pour l’ego de l’entraîneur. Rires! Non je taquine ! Plus sérieusement, on est habitué au dépassement de « soi pour soi » en milieu masculin. On le retrouve moins dans le basket féminin, donc on se doit de trouver d’autres arguments. Les filles sont davantage orientées « performance collective ».

Donc on joue plus sur la progression technique individuelle au service de l’équipe, que sur l’ego de la joueuse. Idem, je peux être parfois trop directif et ça passe moins bien auprès de filles, donc j’ai eu besoin d’un certain temps d’adaptation. J’ai entraîné les filles d’ASA Sceaux (NF1) pendant 2 ans.

La 3ème année on pouvait monter en ligue féminine, mais, à mon grand regret, le président avait refusé, donc je suis parti. Pour moi, Sceaux c’était le retour à la maison. J’avais commencé le basket à 14 ans là-bas, j’y avais trouvé une famille. Ce retour aux sources était super important après l’épisode Liban, je voulais rendre ce que l’on m’avait apporté dans ma jeunesse.

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Finalement non seulement ça n’a pas « plombé ta carrière pro » mais en plus depuis tu réalises un parcours fulgurant avec la JSF. Quand tu regardes en arrière y a des moments où tu as douté?  Des gens qui t’ont déçu et d’autres qui t’ont au contraire agréablement surpris?
Je n’ai jamais vraiment douté, même si j’ai connu des périodes de chômage, on m’a toujours proposé du travail. A mon départ de Sceaux, une personne que je ne nommerai pas, m’avait dit « de toute façon avec ça, ta carrière elle sera terminée, tu ne pourras plus rien faire »… Ça m’a bien fait rire ! Car j’avais été contacté par Lattes-Montpellier pour entraîner l’équipe féminine de 1ère division.

J’étais honoré, mais j’ai préféré décliner l’invitation. C’est alors que Jean Donnadieu m’a appelé. Il avait lu dans la presse que je partais de Sceaux, et il m’a proposé de revenir à Nanterre (car j’avais déjà été à Nanterre en 1995/96). En 2005/06 c’était leur 2ème année en Pro B et il voulait continuer à structurer le club autour de la  formation des jeunes.

L’objectif était de labelliser l’école de basket auprès de la fédération, donc j’ai été recruté pour être en charge de tout le Baby basket. J’ai tout de suite accepté, car ma 1ère motivation c’est la formation. Pour moi la formation c’est la petite flamme, c’est qui fait que je suis dans le basket.

Donc, avec les éducateurs du club, j’ai entraîné des baby-basket, des poussins, des benjamins. Ça a été une chance de rencontrer Jean Donnadieu car c’était un réel plaisir de revenir à la formation.

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Après, mon retour au monde pro, c’est un vrai concours de circonstances. Pascal ayant eu un problème médical, son père m’avait demandé de prendre le relais pendant son absence.

Là aussi, j’ai accepté de suite. J’ai donc travaillé avec l’assistant de l’époque, tout en gardant mes responsabilités avec les enfants. Pour rendre service au club bien sûr, mais surtout pour Pascal, car avant d’être un collègue Pascal c’est un ami. On se connait depuis si longtemps ! On a même passé nos brevets d’état ensemble. Depuis mon retour à Nanterre en décembre 2005, je ne l’ai plus quitté. On forme un vrai couple ! Rires.

J’ai été recruté pour m’occuper des petits, et finalement je vis un titre de Champion de France Pro A et une coupe d’Europe !! Tout ça je le dois à cet appel de Jean et la confiance de Pascal.  Aujourd’hui, Jean et Pascal Donnadieu, c’est la famille.

Je suis admiratif autant que reconnaissant, car c’est grâce à eux que je vis cette aventure exceptionnelle avec Nanterre.  Après des déceptions j’en ai connues oui. Lorsque je vois certains joueurs à fort potentiel qui finalement n’ont pas eu le parcours que j’aurai espéré pour eux par exemple.

  Mais ce qui me déçoit le plus aujourd’hui, c’est le sens des priorités des nouvelles générations de joueurs. A l’époque l’entraîneur avait plus d’influence auprès de ses joueurs, maintenant certains laissent leurs agents s’immiscer jusque dans la partie sportive de leur carrière.

De plus en plus de jeunes joueurs se laissent tellement influencés par leur agent, qu’ils en perdent le sens des réalités. Leur priorité n’est alors plus vraiment le basket, et au final on se retrouve avec des individualités difficiles à gérer sur le terrain. Je trouve ça dommage, vu que le basket reste un sport collectif…

2013, Souviens-toi l’été dernier… On était Place Bastille et on parlait de votre victoire lors du 3ème match sur Strasbourg. C’était le jour du 4ème, potentiellement synonyme de victoire. Tu te souviens de ce que tu m’as dit ce jour la quant à vos chances de plier l’affaire?

 « Tu sais on a de jeunes joueurs, ils planent encore. Je ne sais pas si on aura la tête suffisamment froide pour gagner celui là. Trop d’émotions… ».
Ah oui je me souviens bien !! Rires. Je t’ai bien eu !! Je disais ça aux joueurs aussi, je les charrie beaucoup, je suis très chambreur !! Rires.

Finalement ce samedi soir là,  ç’est la Folie.  Coubertin est en feu!!! Des joueurs en transe, la salle inondée de vert, les supporters en larmes… Nanterre est « Magique » voilà ce qui se dit. Dans ces moments-là on vole non, on ne touche plus le sol?
Alors justement, les gens se trompent, nous on l’a toujours touché le sol. Il faut savoir que c’est quelque chose que l’on n’a jamais connu, on ne savait pas ce que ça pouvait être. Au 1er match on s’est pris 35 points, donc on était parfaitement conscient qu’on était loin d’être intouchable.

On avait peu de temps pour trouver des solutions, tactiques, technique, tout ça, donc avec Pascal on a été très synthétique, et jusqu’à la dernière seconde du match, on n’y croyait pas au titre. Pas dans le sens où on n’était pas ambitieux.

Mais dans le sens où on s’est dit « ça n’arrive qu’aux autres », ça ne peut pas nous arriver à nous. Alors pour ne pas avoir de regrets, on va quand même tout faire pour que cela nous arrive. Rires !

On n’a jamais cru qu’on allait être champion de France, mais en même temps, on n’avait tellement pas joué le 1er match qu’on s’est dit : « autant en profiter maintenant, autant faire les choses à fond». On ne voulait pas décevoir en fait. Ne pas décevoir nos supporters, ne pas nous décevoir nous-mêmes. Donc on donne tout, on tente tout, sans aucune peur, pour ne rien laisser à la chance et n’avoir aucun regret.

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15 Commentaires le LES COUP DE COEUR DE VYVIE : FRANCK LE GOFF 1/2

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