Les Confessions de Thibaut Lasser

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C’est l’histoire d’un homme, un simple fan de ce basket, qui au fil du temps, est devenu un acteur à grand rôle dans le paysage de la balle orange. Nous sommes allés à la rencontre de Thibaut Lasser, rédacteur à Basquetebol.fr

Comment tu as découvert le basket ?
Etant en fauteuil roulant, j’étais scolarisé dans un établissement en école primaire qui accueillait à la fois des enfants en situation de handicap et d’autres, qui sont valides. L’école était juste à côté de la salle du Hainaut, où jouait l’USVO jusqu’à sa disparition en tant que telle en 2008. Le mercredi matin, nous allions pratiquer différents sports et notamment du basket handisport. On arrivait souvent juste avant l’entrainement des Valenciennoises comme Audrey Sauret ou Jurga Streimikyte (pour ne citer qu’elles), ça m’a donc permis de découvrir le basket féminin assez jeune. Je suis ensuite allé voir des matches avec mon père et c’est là que j’ai pris le virus.

Je suis allé voir mon premier match à l’âge de 9 ans, c’était USVO-Tarbes avec Christine Gomis au TGB. Au-delà du sport en lui-même, l’ambiance dans la salle du Hainaut avait quelque chose de très spéciale. C’était toujours plein et l’animateur de l’époque n’hésitait pas à « balancer » de la musique venue tout droit des parquets de NBA.

Ensuite, comme j’étais gamin, j’ai rapidement été impressionné par la proximité entre joueuses et supporters. Cela dit, à cet âge-là, j’osais à peine leur parler et quand ça arrivait, je les vouvoyais. Je me souviens encore avoir demandé à Audrey Sauret une dizaine d’années plus tard si je pouvais la tutoyer.

Avais tu des idoles d’enfance ?
Je vais encore parler d’elle mais il y avait évidemment Audrey Sauret, qui était un peu l’idole de tous les supporters valenciennois dans les années 90 et 2000. Mais je me souviens aussi avoir été très impressionné par la regrettée Malgorzata Dydek, qui mesurait 2,16 m et qui nous a malheureusement quittés il y a quelques années. Il y en a plein d’autres : Ana Bélen Alvaro, Isabelle Fijalkowski…

Ca fait un peu chauvin mais je repense encore et toujours à l’USVO de la fin des années 90 et du début des années 2000 avec l’arrivée de Laurent Buffard comme coach. Ce qui m’a marqué à cette époque, c’est le Final Four remporté par son équipe en 2002. C’était à Liévin et non Valenciennes pour des raisons d’homologation de la salle mais on était comme à domicile. Les supporters valenciennois étaient venus très nombreux et l’USVO s’est imposé en finale face aux Polonaises de Gdynia, qui comptait dans ses rangs les sœurs Dydek.

Une préference entre le basket féminin et masculin ?
Sans hésiter, le basket féminin ! Très certainement parce que j’ai plus de repères que dans le masculin. C’est notamment grâce à la proximité entre joueuses et public, dont je parlais précédemment. Mais comme beaucoup de gens, je me régale quand même à regarder des matches de NBA !

A quel moment  tu as voulu t’impliquer davantage dans le basket?
Cela date de la création de Ladyhoop, j’avais été contacté par sa responsable sur Internet. Elle m’a proposé de l’aider à porter son projet. Il me semble que malheureusement, le premier article que j’ai fait, c’était pour annoncer justement la disparition de Malgorzata Dydek.

Tu as rejoint ensuite le site basquetebol, comment cela s’est déroulé?
Je précise d’abord qu’on parle ici du blog Basquetebol Saulzoir, qui avait été créé par Laurent Jeannas en 2005 en parallèle avec le site Basquetebol.org, qui était précurseur en France pour le basket féminin. Au moment de la fusion entre l’USVO et St Amand-les-Eaux en 2008, j’ai sympathisé avec Laurent puisque nous faisions partie de la même association de supporters. Dans un premier temps, je l’ai rejoint sur le blog du Hainaut Basket puis sur Basquetebol Saulzoir, qui est devenu maintenant Basquetebol.fr et qui va changer de nom prochainement pour des raisons administratives. Au début, j’écrivais à la fois pour Ladyhoop et Basquetebol Saulzoir et au bout de quelques mois, j’ai quitté Ladyhoop pour rejoindre Basquetebol Saulzoir « à temps plein ». L’avantage ? Laurent me laissait faire ce que je voulais, c’est encore le cas aujourd’hui.

Qui travaille dans cette équipe et en quoi consiste le site ?
Nous sommes une équipe de 6 bénévoles répartis à travers la France, auxquels j’ajoute celles et ceux qui sont ou qui ont été nos consultants comme François Gomez pour la LFB ou Lucie Bouthors sur le championnat turc.

Vous connaissez un grand succès auprès du public, à quoi devez vous cette notoriété selon toi?
Merci du compliment, nous sommes le seul et unique site français qui traite chaque semaine (voire plus souvent) des 5 premières divisions françaises. C’est ce qui fait notre force. J’en profite d’ailleurs pour lancer un appel auprès des équipes de LFB à NF3 pour nous envoyer leurs informations, si ce n’est pas encore le cas.

Il y a des jours ou l’affluence est particulièrement élevée?
En ce moment ! C’est la période des transferts, ça intéresse beaucoup de gens. Actuellement, on tourne en moyenne à environ 3500 visiteurs uniques par jour. Nous avons réussi à avoir des antennes sur chacun des championnats que l’on traite, que ça soit en France ou à l’étranger, pour être au plus près de l’actualité.

Pour toi qu’est ce qu’une journée de « travail »?
Je ne vais pas tout dévoiler mais quelques minutes après le réveil, je regarde si des infos sont tombées pendant la nuit, notamment à l’étranger avec le décalage horaire. Si c’est le cas, je rédige les articles en question (en citant la source, c’est primordial, par respect pour son auteur) ou je me répartis les tâches avec mes collègues. S’il n’y en a pas, on fait chacun nos articles pour résumer ce qui s’est passé dans tel ou tel championnat étranger le week-end précédent.

A coté du site tu suis regulièrement les matchs de basket, quelles sont les équipes et joueuses que tu apprécies le plus ?
Etant frontalier, je suis de près le championnat belge mais aussi la Liga Femina (championnat espagnol) avec une affection particulière pour le récent champion d’Espagne, Gérone, parce que j’ai des attaches dans la région catalane. Au niveau des joueuses, celle qui, pour moi, est au dessus du lot, c’est Diana Taurasi, même si ses adversaires diront (certainement à raison) que c’est une garce sur le terrain.

Etre au coeur de ce sport t a permis de connaître et de te faire connaître auprès des joueuses. Y a t-il certaines joueuses avec qui tu t’es lié d’amitié ou a qui tu témoignes un grand respect?
Je ne peux pas toutes les citer mais la première qui me vient à l’esprit, c’est Elodie Bertal, qui vient juste de signer à Tarbes avec un coach qui est également devenu un ami, François Gomez. Je pense aussi à d’autres coaches dont je tairai le nom mais grâce à qui j’apprends encore beaucoup. Elodie et moi, on s’est connu quand elle est arrivée à Valenciennes en 2002, on a pour ainsi dire « grandi » ensemble même si elle a beaucoup plus grande que moi (rires) et, maintenant qu’elle est loin du Nord, quand on se parle via les réseaux sociaux ou quand on s’appelle, on parle assez rarement de basket.

Mais grâce aux langues étrangères, j’ai pu sympathiser avec des joueuses qui ne parlent pas notre langue. Je pense par exemple à Polina Tzekova, que j’ai la chance d’avoir comme amie et qui est aussi un exemple d’humilité malgré sa superbe carrière. Je pense également à Sonja Kireta (ex-Valenciennes, Bourges), Radoslava Bachvarova (ex-Hainaut Basket, Arras, Calais), Katerina Zohnova (ex-Mondeville, Nice, Hainaut), Ega (une intérieure brésilienne venue faire une pige médicale à l’USVO, qui est un exemple pour moi, hors basket), Kristen Mann (ex-Tarbes, Charleville, Montpellier)… grâce à toutes ces filles, j’ai un tiroir rempli de maillots !!

Comment vois tu le basket féminin aujourd’hui ?
Même si on va avoir du mal à rivaliser avec la Russie ou la Turquie (qui ne sont pas si propres que cela au niveau financier), la LFB est un des plus élevés d’Europe et contrairement à certains, je trouve très intéressant de voir que le championnat est très palpitant. On l’a vu cette saison puisque Villeneuve a tenu tête à Bourges et n’a perdu que de 2 points lors du match 3 au Prado. Je suis à 300% pour la médiatisation de ce sport en espérant qu’il continuera à garder sa taille humaine et sa convivialité en France. Par exemple, après la médaille des Bleues aux JO de Londres, la Fédé avait voulu faire les choses en grand lors de l’Open LFB à Coubertin. Peut-être en trop grand…

 

Bonus:

– une anecdote drôle depuis que tu es arrivé a Basquetebol

Avec le recul, ça me fait sourire mais à l’époque, ça nous avait plutôt énervé ! Il y a quelques années, nous avions proposé à un internaute de nous rejoindre… mais on s’est très vite rendu compte qu’il était champion du monde du copier-coller et de la traduction automatique. On s’attirait donc, à juste titre, les foudres des sites concurrents. On l’a gentiment (ou presque) remercié.

– l’article dont tu es le plus fier
Il y en a 3 ! D’une part, même si c’était par le biais des réseaux sociaux, par écrit, j’étais très content et fier d’avoir pu interviewer l’Américaine Angel McCoughtry, championne du monde et olympique en titre. D’autre part, dans le cadre du blog du Hainaut Basket (depuis, j’ai décidé d’arrêter de m’en occuper), j’ai posé des questions à Jean Degros, international français (148 sélections) dans les années 50-60, et qui était venu remettre à Corinne Benintendi la médaille de Chevalier de l’Ordre du Mérite lorsqu’elle était coach du Hainaut.

Enfin, je garde un très bon souvenir d’une interview vidéo de Valérie Garnier faite cette saison. De par sa fonction de sélectionneuse nationale, j’étais assez timide envers elle, j’étais impressionné. Mais en réalité, c’est une dame très sympathique et abordable.

– les personnes que tu aimerais remercier
En premier lieu, Laurent Jeannas, qui m’a donné l’opportunité de parler de basket féminin au quotidien (on publie au moins un article par jour). J’associe mes autres « collègues » : Coralie, Lauriane, Marie, Guillaume pour leur contribution gracieuse au site ; Valérie pour ses conseils. Frédéric, qui se reconnaîtra et grâce à qui j’ai déjà pu me rendre dans de nombreuses salles de basket. Ma famille et mes amis qui n’ont rien à voir avec le basket, pour leur compréhension quant à ma passion pour ce sport. Les joueuses, entraîneurs, dirigeants et photographes pour nous transmettre leurs informations et contenus.

Même si, du moins pour l’instant (un projet me trotte en tête), nous ne sommes que bénévoles, ils nous prennent au sérieux, c’est une très belle reconnaissance de la part de gens dont c’est le métier, la plupart du temps.

Je remercie également les instances fédérales, à commencer le président Siutat, Mme Ottenhof, Arnaud Dunikowski pour les mêmes raisons que précédemment. Merci à Edwige Lawson-Wade pour m’avoir donné son opinion (très positive) de notre site lorsqu’elle était vice-présidente de la LFB. Hugues de jump-shot.net, notre webmaster Cédric, notre graphiste Pauline.

Un grand merci à toi Michaël et à ton équipe du site les-confessions.com pour votre confiance. Et pour conclure, je vais me mettre dans la peau de Franck Dubosc et dire « Merci à TOI public ! » grâce à qui Basquetebol Saulzoir et maintenant Basquetebol.fr existe depuis bientôt 10 ans. Et ce n’est pas fini !

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7 Commentaires le Les Confessions de Thibaut Lasser

  1. Really trwosutrthy blog. Please keep updating with great posts like this one. I have booked marked your site and am about to email it to a few friends of mine that I know would enjoy reading..

  2. there really is nothing better than a good t-shirt; er, a few good t-shirts.i’m planning on biking this summer but i haven’t in years- eep. i’m gonna fall over.

  3. what a wonderful dress! you look so beautiful and you really have a nice blog and awesome photos here!Love, MariaLove, Mariawww.imavintagebee.blogspot.com

  4. Nu e o idee rea să începi cu Hobbitul È™i apoi să continui cu trilogia LOTR… Probabil că, peste ani È™i ani, după ce vor fi apărut È™i celelalte 2 filme din serie, când voi avea chef de o incursiune în Middle Earth îmi voi face o tonă de popcorn È™i voi urmări cele aproximativ 18 ore (6×3) de film.Sper doar ca È™i copiii mei să le găsească interesante!

  5. “Ongelma on vaikea mutta ei se ole tulonjako ongelma vaan se on työnpuutteen ongelma joka johtuu siitä että valtio ja EU ovat omilla toimillaan aiheuttanut teollisuustuotannon katoamisen muualle.”No, entinen, kenelleppä meinasit äänesi antaa, niistä muista seitsemästä hallituspuolueesta, jota ovat sinun suullasi tämän työntekijän työpulan aiheuttaneet. Olet ilmeisesti tuon pdf:n lukenut, kun sieltä lainaus on löytynyt, mutta löytyy sieltä asiaakin, ja reilusti.

  6. I am ambivalent about Hitchens on personal, professional and political levels. As a person he was the life of the party with a generous soul. As a professional journalist he was brilliant, mixing erudition with wit. But his political compass was wildly off-target, being wrong about all the Big Things: the USSR (bad idea), Iraq War (waste of blood and treasure) and religion (it helps the LHS of the Bell Curve). Still, I will miss him as he was a light that shone out from the grey mass of spin-doctoring and political correctness.

  7. Hi warum geht es hier nicht mehr weiter…Ich fand deinen Blog früher immer ganz gut und jetzt bin ich mal wieder durch bookmarks drauf gestoßen, aber was neues hast du leider nicht mehr veröffentlicht, hast du jetzt zu viel andere sachen zu tun? wäre cool wenn du wieder weiter schreiben würdest..

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