Le roller derby au bout du monde avec Lucie Sarron aka Lucy fear !

Rejoignez nous sur FACEBOOK

Partie à Bangkok pour des raisons professionnelles, elle a embarqué son matos de roller derby dans sa valise, pour jouer dans la capitale de la Thaïlande. Interview Confessions avec Lucie Sarron

 

Tu as commencé le roller derby dans le Puy de Dôme avec l’équipe des Zombitches et du Orcet Roller Derby, comment as-tu connu ce sport ?
Faisais-tu du patin ou du roller avant ? D’autres sports ?

J’ai connu le roller derby en feuilletant le magazine de la ville de Clermont-Ferrand. Je suis tombée sur un article sur les Zombitches. Je me suis directement dit  « ahhhh j’adore !!! je veux faire ça ».
J’ai passé la soirée sur internet à regarder des vidéos et lire des articles. La semaine suivante les Zombitches organisaient une séance ouverte au public (dans le but de recruter des nouvelles filles), je m’y suis rendu et cela a confirmé mon envie de pratiquer ce sport .Donc dès la rentrée de septembre je me suis inscrite et j’ai rechaussé des patins après plus de 15 ans.
J’ai pratiqué plusieurs sports dans ma « jeunesse » mais ces derniers temps avec le travail je ne faisais plus grand chose. J’allais courir de temps en temps j’ai essayé les salles de sport mais ce n’était pas pour moi. Je cherchais un sport pour me défouler.

Qu’est ce qu’il te plait dans ce sport ?

Ce qui m’a tout de suite plu c’est que c’était un sport collectif et de contact. Par la suite j’ai découvert le côté tactique et stratégique qui m’a également plu.
Ce qui est génial dans ce sport, hormis le jeu en lui-même c’est la bonne ambiance qu’il y a entre les filles, tout le monde s’entraide et se motive. (Peu importe ta nationalité)
Comme beaucoup de monde je n’avais pas fait de patin à roulette depuis mon adolescence. Donc j’ai eu un peu de mal au début mais avec l’aide des autres filles on prend confiance en soi et on y arrive.

derby1

Parles nous de ton équipe Thaïlandaise: premier contact, lieu d’entrainement, nombre de joueuses, profil des joueuses, nombre d’entrainement par semaine, qui vous coache, faites-vous des matchs, des événements ?

Quand j’ai appris que j’allais vivre en Thaïlande, je me suis dit qu’il fallait absolument que je trouve une équipe car je ne voulais pas arrêter ce sport qui commençait à devenir addictif pour moi.
Heureusement une équipe existait : Bangkok roller Derby, la seule de Thaïlande.
Mon premier contact c’est super bien passé, j’avais prévenu que mon niveau d’anglais été très faible, les filles ont été top, se sont adaptées à mon niveau.
L’équipe a été créé en 2012 par Sarah une anglaise qui jouait pour le Hot Wheel Roller derby.
Nous somme environs 15 inscrits (dont 2 garçons). Nous avons souvent des nouvelles filles mais qui ne restent sur Bangkok que le temps d’un stage ou d’un voyage donc difficile de créer une équipe pour faire des matchs. On s’entraine un fois par semaine dans une salle dédiée au roller qui est privatisée pour nous, tous les mardi soir de 20h a 22h (salle climatisé, en Thaïlande ça a son importance). Nous avons 3 coaches Sarah , Claudia ( Jean Claude Van Slam des Newcastel roller girls) et Charlie (Verta-Break des Rocky Montain rollergirls de Denver –colorado). C’est génial car les 3 ont joué dans de grandes équipes donc j’apprends beaucoup, mais pour le moment nous faisons beaucoup de cours de patin donc le contact me manque.
Nous n’avons pas de match de programmé car nous n’avons pas une équipe prête à jouer.
Notre salle et à 1h30 en transport en commun du centre de Bangkok (car c’est pile l’heure de pointe) ce qui je pense peut freiner certaines personnes à nous rejoindre. L’avantage de cette salle est que les nouvelles peuvent louer leurs patins et leurs équipements sur place ce qui est très pratique car il y a aucun magasin sur Bangkok qui vend des quads (que pour les rollers) sinon sur des sites internationaux mais la livraison et très chère.
Le roller derby n’est pas connu en Thaïlande, nous essayons de nous faire connaitre en distribuant des tracts ou en créant des événements. Cela n’est pas évident car Bangkok et une très grande ville. Mais nous sommes en train de réfléchir pour trouver des sponsors, ce qui nous donnerait une meilleure visibilité .
Récemment nous avons eu un contact avec d’autres équipes asiatiques (Pékin, Singapour) pour créer une équipe Asie mais cela n’est qu’en discussion.
Tout reste à faire dans ce pays et nous sommes toutes motivées à faire évoluer l’équipe.

Justement, comment ce sport est-il perçu dans le pays, le fait qu’il soit majoritairement féminin ? penses-tu qu’il puisse se développer ?

Ce sport n’est quasiment pas connu en Thaïlande, je ne pense pas que le fait qu’il soit majoritairement féminin freine son développement, car en Thaïlande le volley est très connu (après la boxe thaï et le foot bien sûr) et c’est également un sport majoritairement féminin.
Bangkok reste une très grande ville, avec notamment un grand nombre d’étudiants, donc le potentiel est immense.

Suis-tu l’actu du derby Français et international ?

J’essaie de suivre l’actualité française et internationale, mais c’est difficile pour moi de voir les matches à cause du décalage horaire.

roller derby 1

Merci à Lucie pour ses réponses et longue vie au Bangkok Roller Derby.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.




%d blogueurs aiment cette page :