HISTOIRES VRAIES|SAMIR MEKDAD: »A la 3e blessure, j’ai dit stop, j’arrête, fini le basket »

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De tous les joueurs avec qui j’ai pu jouer, Samir Mekdad est l’un de ceux pour qui j’ai le plus d’admiration.

Je me souviens à Limoges, malgré 4h d’entrainement par jour, il venait une heure avant chaque entraînement, travailler, travailler et travailler encore. Tirs, dribbles, exercices de renforcement musculaire, il faisait tout. Malgré tout ce qui lui est arrivé, il n’a jamais baissé les bras une seule fois. Aujourd’hui en Nationale 1, il profite de la vie et sait que ça aurait pu ne jamais arriver, retour sur une carrière incroyable.

Samir, à quel moment tu t’es dit le basket c’est fini pour toi ?

Quand j’ai subi ma troisième grosse blessure au tendon d’Achille, à ce moment la j’ai tout de suite dit stop c’en est trop. Je ne voulais plus entendre parler basket ni même en regarder.

Qu’est ce qu’il s’est passé pour en arriver la ?

Tout avait bien commencé, le centre de formation du Havre un premier contrat pro, tu vois que tu tien le bon bout que ton rêve de gamin va devenir réalité mais le destin en décide autrement une première rupture des ligaments croisés du genou gauche à la fin de mon contrat en trophée du futur avec les espoirs me stoppe. Désireux de m’accrocher j’entame ma rééducation pendant sept mois entre Cap Breton et Le Havre qui me conserve dans un appartement du club. Je reprend les entraînements avec eux, le temps est venu de retrouver un club je me lance sur le marché des joueur disponibles.

 Plusieurs pistes, la plus sérieuse me mène a vichy alors 1er de pro b et donc candidat à la montée après 7mois et demi je suis à fond sur les quelques jours que le club me donne pour décrocher ce contrat. Dernier entraînement de la semaine avant le rdv avec le président pour savoir si j’allais obtenir ce contrat ou non, un banal appui me fait ressentir une vive douleur dans le genoux droit. Le contrat est sur la table mais la suite tient du diagnostic des docteurs. Résultat : croisé droit rompu. Fin de l expérience vichyssoise je rentre le cœur lourd la motivation au plus bas me projetant déjà dans des journées interminables de rééducation. Dur à ce moment la d’être objectif quand à mon futur. Après des moments de doute de réflexion et de dur labeur (8mois)toujours soutenu par les gens qui me sont chers je me bat et retrouve 2 jambes et cuisses prêt à en découdre à nouveau sur les parquets.

Après cette deuxième réeducation ,finalement tu signes en cours de saison Limoges, racontes nous comment les choses se sont passées?

Quand j’ai signé a Limoges les choses se sont faites grâce a mon coach cadet et espoir du havre (Maignant.F) qui connaissait Monsieur Forte. Je suis venu faire des essais le CSP n’était pas en grande forme ils avaient besoin de jeunes joueurs pour essayer de relancer la machine.

Dès les premiers matchs tu passes même titulaire, une revanche ?

Oui j’étais en forme au début je n’avais pas joué depuis plus de 2ans donc j’étais fougueux et plein de jus et le nouveau coach Cousin, décide de me titulariser. Par la suite je m’écroule physiquement et perd ma place. Je ne sais pas si c’est une revanche sur le destin mais revenir après tant de temps dans une ville, une salle et un club qui respire le basket ça ne pouvait être plus beau cadeau même si j’aurais voulu montrer une autre image.

Tu te rappelles du match contre Nanterre a Limoges ou toute la salle s’est levée après un de tes tirs a trois points toi qui quelques mois avant doutait de son avenir dans le basket, qu’as tu ressenti ?

Oui je m’en rappelle très bien mes anciens coéquipiers ne cessent de me le rappeler (rires). Une grosse montée d’adrénaline un public toujours derrière à pousser, tu ne peux que partager cette folie communicative avec ce public.

 Que s’est il passé ensuite?

Cette expérience à Limoges me remet le pied a l’étrier après tant d’années sans réelle compétition je ne suis pas le même, s’en suivra Brest ou l’incompréhension dominera la saison. Grâce a mon ami de toujours Ian Mahinmi, je décide de partir aux Etats-Unis et de le rejoindre a San Antonio pour tenter l’aventure de la D-League ( Ligue de développement de la NBA). Passant les tests et autres épreuves de détection je suis choisi par le Général Manager pour être séléctionné dans l’équipe. Il ne me reste plus qu’à être patient et garder la forme. Il me propose différents pick up games (petits matchs) ou je m’exécute sous son œil d expert a 2jours de la Draft il m’appelle pour un dernier décrassage. On joue puis soudain un bruit sourd derrière moi le tendon d’Achille a lâché, pas de draft,ça sera retour en France dans l’anonymat et la fin de mes rêve de basket US.

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