LES COUPS DE COEUR DE VYVIE : GEORGES AMARH

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Quand on se dit qu’il mesure 2m15, on imagine aisément quelle carrière le jeune Georges AMARH a pu choisir… Et pourtant, ce n’est pas si simple pour lui d’être basketteur! Rencontre avec « la grande trouvaille » du FC Mulhouse.

Georges bonjour, alors en quelques mots, comment te présenterais-tu?
Je m’appelle Georges Amarh. Je suis né le  19 juillet 1997 à Asnières sur Seine. Je suis d’origine ghanéenne, j’ai 2 frère et 1 sœur. J’ai  débuté le sport petit : je faisais du foot. J’ai arrêté de jouer quand j’étais en U17 DH. Maintenant je suis dans le milieu du basket. Je travaille à devenir pro et donc d’en faire mon métier.

Tu as un peu le même profil que Mam Jaiteh : très grand et pourtant tu as débuté le basket super tard. Tu évolues aujourd’hui en régional et débute en National. J’ai vu que tu participais à des événements de 3×3 et j’ai lu que tu visais l’équipe de France U20. Qu’est ce qui t’as fait changé d’avis et que tu t’es mis au basket? De quoi rêves-tu à court terme? Et à plus long termes quels seraient les objectifs que tu te fixes? 
J’ai réussit à me sentir bien dans le basket grâce à ma taille et mon entourage, qui m’a encouragé et fait prendre conscience que j’avais une grosse marge de progression dans ce sport. Mon rêve c’est d’abord de rejoinder l’équipe de France u20 et de tout déchirer ! J’aimerai un jour jouer en Euroleague. La NBA ne m’intéresse pas vraiment, ce n’est pas mon style de jeu. Donc j’espère rejoindre rapidement un club pro B ou pro A pour 2, 3 ans, travailler dur avec un staff et des coéquipiers qui me permettront de progresser chaque jour, avec qui on viserait l’Euroleague.
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Tu t’es fait repérer lors d’un tournoi à Dijon et c’est ce qui t’a permis de signer à Mulhouse. Aladin Amdouni, qui t’a repéré, vante tes qualités de contres et de rebonds (je vois sur certaines photos que tu as déjà une bonne détente en effet!) mais qu’il ne faut pas te résumer à ça. Que travailles tu le plus pour t’améliorer? 
En ce moment je vais beaucoup en musculation pour devenir plus dur. Je travaille aussi beaucoup mon shoot le plus souvent et mes appuis. Partout où je suis allé, j’ai principalement travaillé ça.  J’ai eu la chance de travailler avec de grands coachs : Greg Beugnot , Pierre Vincent , Sylvain Lautie, Fréderic Demantoux. Même si je n’étais pas dans l’équipe pro, ils m’ont fait profiter de leur expérience. Ca fait plaisir d’avoir pu travailler avec des personnes comme ça.
Apparemment tu traînes quelques « casseroles »… rires. Qu’est ce qui t’as valu une réputation de « fouteur de m*** » comme tu dis? Et surtout : comment tu te soignes, rires?!
J’étais jeune, j’ai fait des erreurs de jeunesse. Beaucoup d’erreurs même… Je me croyais tout permis. Je me disais qu’avec ma taille, aucun club ne pouvait me virer ou autre. Jusqu’à ce que je comprenne que bien au contraire, ma taille ne suffirait pas. J’ai ouvert les yeux grâce à mes amis et certains coachs de mon entourage. J’ai compris que les coachs préfèrent quelqu’un de moins « fort » sur le papier mais qui veux et va bosser, à un mec qui a du « potentiel » mais qui ne compte que là-dessus et mise tout sur sa taille. Il m’a fallut faire ces erreurs pour bien le comprendre, mais mon entourage et mon ancien agent m’ont aidé à me remettre dans le droit chemin depuis.
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Aujourd’hui il y a t’il des basketteurs français qui t’inspirent et ou te conseillent? Quelqu’un que tu aimerais rencontrer? 
Il y a des joueurs en France qui m’inspirent beaucoup : Adrien Moerman parce qu’il a vraiment dominé en France, Evan Fournier parce qu’il avait caractère un peu prétentieux quand il était jeune, rires. Il y a aussi Murat Kozan un ancien joueur d’Orléans et l’américain Sean May, un vrai poste 5-4 qui a beaucoup joué en France, il peut shooter, poster, contrer, défendre et poser des écrans! Il sait tout faire, donc ça m’impressionne assez fortement. Le basketteur pro avec qui je parle de temps en temps, et dont je suis les conseils, c’est Angelo Tsagarakis. Il a une manière de parler que j’aime bien, il est à l’écoute et donner les bons conseils quand il faut. J’ai beaucoup de respect pour lui.
Finalement : Comment vis tu ta nouvelle vie de basketteur? Que doit-on te souhaiter la tout de suite? 
Ma nouvelle vie de basketteur je la vis avec beaucoup de « complications ». Justement parce que je dois vraiment changer mon image pour pouvoir trouver un club. Une carrière de basketteur n’est pas simple : être dans l’attente sans savoir où tu vas aller dans 1 an, ce n’est vraiment pas facile. Donc si on devait me souhaiter quelque chose je dirai force et courage !!

 

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