Dans la tête de … Mélanie Devaux (Ep.1)

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Nouvelle saison sur Confessions, l’occasion pour nous de plonger dans la tête d’une joueuse pleine d’abnégation … MELANIE DEVAUX

 


Quel genre de souvenirs gardes tu de ton enfance ? 

J’étais plutôt discrète et surtout garçon manqué (rires) j’adorais jouer au foot avec mes oncles donc je n’avais plus trop de temps pour les barbies. Je me souviens surtout de ces nombreux moments magiques en famille … les retrouvailles pour les fêtes, les anniversaires, les petits repas du dimanche chez mes grands parents. Tout ce dont un enfant a besoin pour grandir.

As-tu des frères et soeurs ?
Oui je suis l’aînée d’une grande fratrie, j’ai deux sœurs et un frère.

Etais-tu sportive a la base ?
J’adorais le sport globalement. Je jouais toujours au foot avec mes oncles , ma mère a fait du basket étant jeune et je faisais beaucoup de vélo aussi ( j’ai d’ailleurs deux oncles qui étaient connu dans le monde du cyclisme) , donc je peux dire que le sport je l’ai dans les gênes.
A quel âge as tu choisi le basket?
J’ai commencé à l’âge de 12 ans. Un ami faisait du basket en club, un jour il m’a proposé de venir jouer avec lui parce qu’il manquait un joueur pour qu’ils puissent s’inscrire dans le championnat. J’y suis allée et j’ai bien aimé donc j’ai continué . Quand j’ai commencé c’était encore les équipes mixtes, au bout d’une année le COB est venu me demander si j’étais intéressée pour intégrer le club fille.

 

Comment se sont passés tes débuts?
Au début c’était vraiment un loisir, j’allais me dépenser, j’ai aussi appris à me sociabiliser, ça se passait bien.
A quel moment tu t’es dit que tu avais des qualités ?
Quand jetais en minime en deuxième année j’ai eu un coach qui me disait que j’avais certaines qualités et il me faisait bosser donc je pense que je commencçais à comprendre qu’il fallait que je travaille plus mais sans vraiment penser à la suite.
As-tu eu toute de suite envie de jouer a haut niveau ?
Non j’avais envie de bosser mais au début je ne pensais pas du tout a ça. Pendant cette saison en minime et en cadette je commençais à aller voir les pros s’entraîner et il y avait une joueuse MOLLY CREAMER j’étais FAN !!! Comme j’adorais la voir s’entraîner j’y allais de plus en plus et rien qu’en regardant, je me suis prise au jeu ! Je voulais devenir comme elle.
Quel a été ton parcours ?
J’ai fait deux années benjamines , deux années en minimes France , trois ans en cadette France,  la dernière année j’allais avec les espoir en N2 et puis en fin de troisième année j’ai commencé a m’entraîner avec les pros . J’ai subi une opération au dos a 17 ans et pour moi le haut niveau c’était fini …
Je m’étais fait opérer en juin,  vers fin août j’ai appelé Cyril Sicsic le coach de l’équipe première pour lui dire que si il avait besoin je pouvais venir m’entraîner car je me sentais prête a reprendre. J’ai eu envie de l’appeler car à la fin de saison précédente il m’avait intégré sur certains entraînements et je sentais qu’il croyait en moi même si je n’avais pas tellement de talent j’avais toujours envie de me donner sur le terrain quitte a y laisser mes tripes, du coup j’ai voulu continuer d’y croire malgré l’opération .

 

Considères tu ton chemin comme un peu atypique ?
Oui je pense, je n’ai pas fait le Creps, l’insep toutes ces grandes infrastructure de formation… J’ai été formé dans mon petit club du nord (COB Calais) et aujourd’hui si c’était à refaire je le referais sans rien changer.
Tu es désormais dans le circuit, as tu déjà pense a faire un autre métier si tu n’avais pas été joueuse pro ?
Je me pose toujours la question a l’heure d’aujourd’hui (rires)

Mais je prépare doucement mon après-basket . j’ai un BAC génie électronique, un BTS en assistance technique d’ingénieur et durant ma dernière saison a limoges j’ai passé un CAP coiffure ( la coiffure, tout simplement parce que j’adore ça , ça me détend . Je savais faire pas mal de choses mais en passant ce CAP j’ai pu en apprendre encore plus)

Dans quels clubs as tu joué ?
J’ai commencé à Calais au COB, je suis partie durant deux saisons à Limoges et je suis arrivée à Dunkerque là où je n’ai pu faire que deux matchs à cause de ma blessure au genou. Je garde pas mal de souvenirs de chacun des clubs ou je suis passée.
A Calais j’ai en tête nos deux Final Four ( 3eme et 4eme ). A Limoges je retiens cette salle remplie de gens qui aiment et qui vivent pour le basket. C’était sympa de pouvoir le vivre une fois. La première année était le plus beau souvenir, on avait un équipe de bras cassés mais on a réussi à faire une belle saison remplie en émotions. C’était une de mes plus belles saisons en terme de sensations car j’avais des responsabilités qui étaient autres que celles que j’avais à Calais, en plus de ça on fini dans le haut de tableau et on passe à deux doigts du Final Four.

Ensuite, la blessure à Dunkerque …
Pour moi le ciel me tombait sur la tête… mais j’ai réussi à prendre du recul assez rapidement et j’ai tout donné pour ma rééducation à Berck.
A quoi pense t-on lorsque l’on est si longtemps éloigné des terrains ?
On pense à notre retour  … mais c’est vrai que d’être sur le côté à regarder c’est le plus dur ! Ensuite tout le temps passé sur le côté on apprend. On apprend en regardant les matchs, en regardants les entraînements et on fait quelques shoots par ci par la sur une jambe ( c’était plus fort que moi) on travaille son dribble assis sur une chaise, des abdos aussi (rires) … enfin on fait ce qu’on peut !

Il faut reprendre doucement, ensuite il faut remettre son corps en route et surtout la jambe opérée car en restant presque 4 semaines sans l’appui au sol on perd beaucoup en muscle donc il faut refaire tout ça progressivement ! Ensuite une fois que tout ça fonctionne bien on passe au cardio , ça c’est plus dur à faire revenir , mais finalement ça reviens bien ! On a tellement faim de reprendre que ça passe comme une lettre à la poste.

En revenant au jeu, quel genre de projet cherchais tu ?
Avec mon agent on cherchait plutôt un projet ou j’allais avoir du temps de jeu et des responsabilités pour me remettre en selle !

 

Tu es francaise mais tu te retrouves en Suisse, comment s’est fait cette signature ?
Au départ j’avais donné mon accord à un club en France mais ils m’ont fait faux bond. Donc j’ai attendu et un jour mon agent m’appelle pour me dire qu’une équipe en Suisse pouvait être intéressée par mon profil. J’ai réfléchi et j’ai accepté ce challenge.
Décision simple ou compliquée de quitter son pays pour jouer a l’étranger ?
C’était un peu difficile de décider car après une saison complète sans jouer , en ayant repris une vie en tant que personne « normale » , proche de ma famille et mes amis ce n’était pas évident.
C’est quelque chose que tu avais prévue de faire dans ta carrière ?
Oui , la première fois que je me suis entretenue avec mon agent c’est une des choses que je me souviens lui avoir dit . Je voulais tester une saison à l’étranger. Bon après je m’en sors pas trop mal car ici on parle français, au départ les petites expressions et leur façon de parler perturbe un peu (rires)  mais c’est fun, ça se passe très bien, ils sont sympathiques et très accueillants.
Nous allons suivre Mélanie et son équipe toute la saison à travers quelques interviews confessions

Credit Photo : Nicolas Oberholzer

Credit Photo : Nicolas Oberholzer

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